C'est quelque chose d'un peu trop lourd, pour nos coeurs de solitaires. A l'abri des regards, a l'abri des lumières. Le printemps sort d'un long someil. On se regarde du bout des lèvres dérrière des lunettes de soleil où l'autre se voit en rêve. Le jour derrière les persiennes, lève le voile sur ton sourire. Tes yeux se ferment et je m'en vais. Nos ombres vont s'évanouir. C'est quelque chose d'un peu trop lourd a nos coeurs de solitaires. Ils ne s'écoutent pas, mais ils s'entendent si bien.
Mascara, chignon ou talons hauts, vous envoyez toutes des signaux. Il est à bout, il est à vous. Séduire c'est toujours problématique. Les avis divergent selon l'éthique, acrobatique ou platonique. Et de filles en aiguilles, les garçons sont polissons. On est concupiscents, en rut à chaque minute. Il les veux toutes, elles le veulent toutes. Il les veux toutes, je crois qu'elles s'en doutent. Soudain une cheville vous émoustille ou c'est un regard qui vous égare, un genre de tunique. Chaque fille est " tu niques ? ". Elles sont partout, il devient fou, elles sont parmi nous. Vers vos chutes de reins, nos regards chutent l'air de rien. On vous écoute, on compatit, bien qu'on n'ait qu'une envie.
Comme un manouche sans guitare. Comme un château sans la Loire. Quand t'es pas là, je suis comme ça. Comme un rasta sans pétard. Comme un corse sans pétard. Une normande sans armoire, comme t'es pas là, je suis sur les points com, Meetic, pornographique et je suis comme ... un con. Je suis aphone, j'ai plus d'neurones, j'tombe de mon trône. Quand t'es pas là, j'n'existe pas. Comme Sherlock sans sa loupe. Comme Tintin sans sa houppe. Comme Une mondain sans sa coupe. Comme une pizza sans olive. Une page de pub sans lessive, si t'es pas là, je n'suis plus moi. Comme un arbre sans racines. Comme le théâtre sans Racine; Sur cette place sans Aline, comme t'es pas là. Je suis sur les points com, Rolleix, viagra, tout ça. Et je suis comme ... un con. J'ai dis-huit montres. La bêbête qui monte. J'me rends plus comte, quand t'es pas là, j'n'existe pas. Comme un martien sans soucoupe. Comme un coiffeur sans un scoop. Comme un pâté sans sa croûte.